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On reconnaît généralement que l’utilisation de l’ordinateur et d’Internet à des fins éducatives peut enrichir le milieu d’apprentissage des élèves et fournir aux enseignants une ressource éducative utile. Qu’il s’agisse du lieu où se trouvent les ordinateurs ou de la disponibilité de didacticiels et d’Internet, l’accès aux TIC est un facteur primordial à cet égard.
Globalement, environ 45 % des ordinateurs des écoles élémentaires et secondaires du Canada se trouvent dans des laboratoires informatiques; suivent de près les ordinateurs installés dans les salles de classe (41 %). Les autres ordinateurs se répartissent entre les bibliothèques et d’autres lieux (14 %). On observe des proportions généralement semblables dans le cas des ordinateurs connectés à Internet : 47 % dans les laboratoires informatiques, 39 % dans les salles de classe et 14 % dans les bibliothèques et ailleurs. Dans les écoles secondaires, plus de la moitié des ordinateurs (55 %) se trouvent dans les laboratoires informatiques, tandis que les salles de classe abritent un peu plus de la moitié des ordinateurs (51 %) dans les écoles élémentaires. Ces résultats n’ont rien d’étonnant puisque, au niveau élémentaire, la plupart des cours sont donnés dans la même salle de classe, tandis qu’au secondaire les cours sont généralement dispensés dans plusieurs locaux différents.
On retrouve proportionnellement plus d’ordinateurs en salles de classe que dans les laboratoires informatiques en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, au Québec, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut (tableau 10). C’est au Québec qu’on relève la plus faible proportion d’ordinateurs dans les bibliothèques. En fait, on constate dans les écoles de Terre-Neuve-et-Labrador, du Nouveau-Brunswick, du Québec et des Territoires du Nord-Ouest une proportion d’ordinateurs dans d’« autres emplacements » (couloirs et autres aires ouvertes) légèrement supérieure à celle des ordinateurs situés dans les bibliothèques.
En général, les élèves ont accès à Internet à leur école. Toutefois si ce réseau n’est pas aussi accessible à la maison ou dans d’autres lieux publics, il peut être difficile pour les élèves de faire les devoirs qui nécessitent l’utilisation d’Internet ou d’un didacticiel spécialisé. L’accessibilité d’Internet à l’école en dehors des heures normales d’enseignement permet aux élèves qui n’ont pas d’autre accès à Internet d’utiliser cette ressource pour des activités scolaires. En 2003-2004, près de 61 % des directeurs ont déclaré offrir à leurs élèves un accès fréquent à des ordinateurs connectés à Internet durant l’école mais à l’extérieur des heures d’enseignement (c.-à-d. au dîner et aux pauses). Cette pratique est plus courante dans les écoles secondaires, les élèves de ce niveau d’enseignement devant généralement faire des travaux de façon autonome en dehors des heures de classe.
Les écoles de l’Île-du-Prince-Édouard (72 %), de Terre-Neuve-et-Labrador (71 %), de la Saskatchewan (69 %) et du Yukon (68 %) sont les plus susceptibles de mettre des ordinateurs connectés à Internet à la disposition des élèves durant l’école mais à l’extérieur des heures d’enseignement (graphique 9).
Environ 42 % des écoles offrent aux élèves un accès fréquent à des ordinateurs connectés à Internet avant ou après l’école, alors que seulement 3 % des écoles permettent aux élèves d’avoir accès à Internet les fins de semaine. Les écoles de la Saskatchewan et de Terre-Neuve-et-Labrador (60 %) ainsi que celle du Yukon (57 %) sont les plus susceptibles d’assurer un accès à Internet avant ou après l’école. L’accès à Internet les fins de semaine est plus fréquent dans les petites écoles (5 %) et dans les écoles du Nouveau-Brunswick (12 %).
Graphique 9
Pourcentage des écoles assurant aux élèves un accès fréquent à des ordinateurs connectés à Internet en dehors des heures d’enseignement selon la province ou le territoire, 2003-2004

Note : L’accès fréquent couvre les catégories de réponse « souvent » et « toujours » en ce qui a trait à l’accès aux ordinateurs connectés à Internet en dehors des heures d’enseignement.
* Estimations relatives à « l’accès fréquent les fins de semaines » supprimées en raison des règles de confidentialité de la Loi sur la statistique.
La plupart des élèves des écoles élémentaires et secondaires ont accès à diverses applications logicielles, notamment les logiciels de traitement de texte, les navigateurs Internet, les programmes éducatifs et didacticiels d’exercices, les programmes de chiffriers et de bases de données, et les logiciels de présentation. En outre, la majorité des écoles secondaires offrent à leurs élèves un accès à des logiciels d’éditique (88 %) et à des programmes de graphisme (84 %). Il n’est pas surprenant de constater que les écoles secondaires et les grandes écoles donnent généralement aux élèves accès à une gamme plus vaste d’applications logicielles que les écoles élémentaires et les petites écoles.
On n’observe que de légères variations entre les provinces et territoires au chapitre de l’accès aux logiciels offert aux élèves. Les écoles de certaines provinces, notamment celles de l’Île-du-Prince-Édouard, des Territoires du Nord-Ouest, du Nunavut et de la Colombie-Britannique, sont moins susceptibles d’utiliser des logiciels de présentation, tandis que les programmes de chiffriers et de bases de données, de même que les logiciels d’éditique et les programmes de graphisme sont moins utilisés dans les écoles du Québec et du Nunavut (tableau 11). Le taux le plus élevé d’utilisation des logiciels d’éditique est observé dans les écoles du Yukon et de l’Île-du-Prince-Édouard, tandis que le Yukon et l’Ontario se classent aux premiers rangs pour ce qui est de l’accès aux autres programmes de graphisme.
Bien que le courrier électronique représente l’une des utilisations les plus courantes d’Internet aujourd’hui et que 63 % des directeurs d’école aient déclaré que les élèves ont accès à un logiciel de courriel, la plupart des élèves n’ont pas accès à un compte de courriel fourni par l’école. Un peu plus des trois quarts des écoles offrent des comptes de courriel à moins de 25 % de leurs élèves. Peu importe que l’école offre ou non des comptes de courriel, les élèves peuvent néanmoins avoir accès à des logiciels de courriel sur Internet – de type « Hotmail » par exemple – pour consulter leur compte de courriel personnel. Les écoles secondaires sont les plus susceptibles d’offrir des comptes de courriel à plus des trois quarts de leurs élèves, et il en va de même pour les écoles de l’Île-du-Prince-Édouard et de la Nouvelle-Écosse.
Par contre, 84 % des directeurs d’école ont déclaré que plus des trois quarts de leurs enseignants disposent d’un compte de courriel fourni par l’école ou par la commission scolaire. Les écoles publiques sont les plus susceptibles d’offrir ce service (88 %), les écoles privées n’affichant qu’un taux de 49 % à ce chapitre. La proportion des écoles offrant des comptes de courriel à plus de 75 % des enseignants varie également d’une région à l’autre du pays, de 68 % au Québec à près de 100 % à l’Île-du-Prince-Édouard, au Nouveau-Brunswick et au Yukon. Les comptes de courriel permettent aux enseignants de correspondre avec des collègues et les administrateurs de l’école, et aux commissions scolaires de transmettre des messages, des avis, des bulletins ou des annonces au personnel et aux associations de parents.
La formation en ligne peut constituer une solution de rechange efficace aux méthodes traditionnelles d’enseignement lorsque certains cours ne sont pas offerts aux élèves durant les heures de classe. Certains cours, par exemple, peuvent être dispensés en ligne pour préparer les élèves à des programmes d’études particuliers, comme les programmes d’immersion en langue seconde ou les programmes universitaires ou collégiaux. Globalement, 14 % des écoles ont déclaré que leurs élèves suivent des cours en ligne. Cette formule semble particulièrement utile lorsque des cours préalables aux programmes universitaires ou collégiaux ne peuvent être offerts par l’école : 36 % des écoles secondaires comptent des élèves prenant part à des cours en ligne, comparativement à 3 % seulement des écoles élémentaires. Dans le même ordre d’idées, il se peut que les écoles en milieu rural ou en régions éloignées fassent plus souvent appel aux cours en ligne, notamment pour des matières très précises qui ne peuvent être facilement enseignées en classe. Près de 40 % des écoles secondaires en milieu rural ont déclaré offrir des cours en ligne à leurs élèves, comparativement à 35 % des écoles en milieu urbain.
Les proportions les plus fortes de prestation de cours en ligne sont observées au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest, 42 % des écoles de ces territoires comptant des élèves qui suivent de tels cours (graphique 10). Terre-Neuve-et-Labrador affiche également un taux élevé à ce chapitre (37 %). Ce phénomène est largement attribuable au plus grand nombre de collectivités rurales ou éloignées dans ces régions du pays.
Graphique 10
Pourcentage des écoles ayant des élèves qui suivent des cours en ligne selon la province ou le territoire, 2003-2004

Note : Les estimations relatives à l’Île-du-Prince-Édouard et au Nunavut ont été supprimées en raison des règles de confidentialité de la Loi sur la statistique.
La question de l’accès à Internet est souvent liée à celle de l’utilisation d’Internet. Bien que l’utilisation d’Internet ne soit pas au coeur de l’ETICE de 2003-2004, on a interviewé dans le cadre de l’enquête les directeurs quant aux plans et politiques de leur école en matière d’utilisation des TIC. Près de neuf écoles sur dix (88 %) ont déclaré disposer d’une politique sur l’utilisation acceptable des TIC par les élèves. Au Yukon, tous les directeurs d’école ont déclaré avoir une telle politique en place, suivent de près l’Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick (95 %), de même que la Saskatchewan et l’Alberta (94 %). Le Nunavut et le Québec arrivent aux derniers rangs à ce chapitre (tableau 12).