Balance des paiements internationaux du Canada, deuxième trimestre de 2026
Diffusion : 2026-08-27
8,8 milliards de dollars
Deuxième trimestre de 2026
Le solde du compte courant du Canada (après désaisonnalisation) est passé d'un déficit de 8,3 milliards de dollars au premier trimestre à un excédent de 8,8 milliards de dollars au deuxième trimestre. Il s'agit du premier excédent du compte courant depuis le deuxième trimestre de 2022 (+3,5 milliards de dollars) et de l'excédent le plus élevé depuis le quatrième trimestre de 2005 (+12,5 milliards de dollars). La forte hausse des exportations de biens au deuxième trimestre de 2026 a fait passer le solde du commerce de biens d'un déficit à un fort excédent, et elle a contribué le plus à la transition du solde du compte courant vers un excédent.
La croissance marquée des exportations de biens est principalement attribuable aux produits énergétiques, même si la plupart des sections de produits ont affiché une augmentation des exportations au deuxième trimestre. Les importations de biens ont également progressé, mais à un rythme plus lent que les exportations.
Dans le compte financier (en données non désaisonnalisées), les transactions sous forme de prêts ont contribué le plus à l'activité de prêt net aux non-résidents au deuxième trimestre. Parallèlement, les investissements de portefeuille et les investissements directs ont tous deux généré une entrée nette de fonds dans l'économie. Les investissements étrangers sans précédent dans les obligations des administrations publiques canadiennes, combinés à la faiblesse des investissements directs à l'étranger par rapport aux investissements directs au Canada, ont contribué à l'entrée nette de fonds pendant le deuxième trimestre.
Compte courant
L'excédent au chapitre des biens est le plus élevé depuis 2008
Le solde du commerce de biens est passé d'un déficit de 6,4 milliards de dollars au premier trimestre à un excédent de 12,2 milliards de dollars au deuxième trimestre. Il s'agit du plus important excédent enregistré depuis le troisième trimestre de 2008.
Au deuxième trimestre de 2026, les exportations de biens ont augmenté de 13,1 % pour atteindre 232,1 milliards de dollars, ce qui est beaucoup plus élevé que le précédent niveau record de 209,0 milliards de dollars, qui avait été observé au premier trimestre de 2025. Les exportations de produits énergétiques (+27,4 %), en particulier de pétrole brut et de bitume, ont contribué le plus à la croissance au deuxième trimestre de 2026; les prix ont augmenté dans le contexte de l'incertitude liée à la production et à l'approvisionnement à l'international, en raison du conflit en Iran. Les exportations de pétrole brut et de bitume ont atteint un sommet inégalé de 44,8 milliards de dollars au deuxième trimestre et ont fait en sorte que les exportations de produits énergétiques dans leur ensemble ont également atteint un niveau record (60,6 milliards de dollars). Les exportations de véhicules automobiles et de pièces pour véhicule automobile (+19,3 %) ont également affiché une forte hausse durant le deuxième trimestre, liée à l'augmentation de la production de véhicules automobiles au Canada. Malgré cette hausse, les exportations de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles sont restées inférieures à la moyenne trimestrielle de 2023 et 2024.
Au deuxième trimestre de 2026, les importations de biens se sont accrues de 3,9 % pour s'établir à 220,0 milliards de dollars, ce qui représente également un sommet inégalé. La hausse des importations de produits chimiques (+20,2 %), de matériel et de pièces électroniques et électriques (+11,2 %) et de véhicules et de pièces pour véhicule automobile (+7,6 %) a été contrebalancée en partie par la diminution des importations de produits en métal et de produits minéraux non métalliques (-13,6 %).
L'excédent au chapitre des services diminue
L'excédent du commerce international de services du Canada a diminué pour passer de 472,1 millions de dollars au premier trimestre à 26,3 millions de dollars au deuxième trimestre. Les importations de services ont augmenté de 1,7 % pour se chiffrer à 62,0 milliards de dollars et les exportations ont progressé de 1,0 % pour s'établir à 62,0 milliards de dollars.
Les services commerciaux ont contribué le plus à la croissance des importations et des exportations de services au deuxième trimestre. Les importations de services commerciaux ont progressé de 2,8 % pour se chiffrer à 35,1 milliards de dollars, sous l'effet de la hausse des importations de services financiers (+9,5 %) et de services de gestion (+4,6 %). Les exportations de services commerciaux ont progressé de façon un peu moins marquée, en hausse de 1,7 % pour atteindre 37,2 milliards de dollars, et les hausses des exportations de services de gestion (+3,8 %), des exportations de services de publicité (+16,7 %), des exportations de redevances (+6,5 %) et des exportations de services de recherche et développement (+4,3 %) ont toutes contribué à la croissance.
L'excédent au chapitre des services de voyage a reculé pour passer de 2,6 milliards de dollars au premier trimestre à 2,4 milliards de dollars au deuxième trimestre, les services de voyage liés aux études ayant diminué et les importations de services de voyage à titre personnel ayant augmenté.
L'excédent au chapitre des revenus de placements continue de diminuer
L'excédent des revenus de placements, c'est-à-dire l'écart entre les revenus gagnés sur les actifs financiers internationaux et les revenus payés sur les passifs internationaux, a reculé pour passer de 1,0 milliard de dollars au premier trimestre à 0,5 milliard de dollars au deuxième trimestre. Il s'agit de la troisième baisse trimestrielle consécutive de l'excédent des revenus de placements. La diminution observée au deuxième trimestre est en grande partie attribuable à la hausse du déficit des revenus d'investissements de portefeuille, qui découle principalement de l'augmentation des paiements d'intérêts versés aux détenteurs non résidents d'obligations canadiennes.
Compte financier
Les investissements étrangers en obligations des administrations publiques canadiennes atteignent un niveau record
Les investisseurs étrangers ont augmenté leurs avoirs en titres canadiens de 100,6 milliards de dollars au deuxième trimestre. Les investissements étrangers en titres d'emprunt canadiens se sont établis à 110,2 milliards de dollars — le plus haut niveau enregistré à ce jour —, principalement sous l'effet des acquisitions étrangères record d'obligations des administrations publiques, totalisant 80,8 milliards de dollars. Tout en augmentant leur exposition aux instruments du marché des titres d'emprunt canadiens, les investisseurs étrangers ont réduit leurs avoirs en actions canadiennes de 9,6 milliards de dollars. Il s'agit d'un deuxième trimestre consécutif de désinvestissement.
Les investissements canadiens en titres étrangers se sont chiffrés à 45,6 milliards de dollars au deuxième trimestre. L'activité est principalement attribuable aux achats de titres étrangers, qui ont totalisé 35,5 milliards de dollars et ont surtout découlé des fortes acquisitions de titres d'actions américaines (totalisant 37,8 milliards de dollars). Les investisseurs ont également ajouté 10,0 milliards de dollars en titres d'emprunt étrangers à leurs portefeuilles au deuxième trimestre. Parallèlement, les investisseurs canadiens ont réduit leurs avoirs en obligations du gouvernement américain (-14,4 milliards de dollars); il s'agit d'un troisième trimestre consécutif de désinvestissement.
Par conséquent, les investissements de portefeuille ont généré une entrée nette de fonds de 55,1 milliards de dollars dans l'économie au deuxième trimestre, ce qui représente la plus grande entrée nette de fonds depuis le premier trimestre de 2022.
Les investissements directs à l'étranger ralentissent
Les investissements directs canadiens à l'étranger ont ralenti pour s'établir à 17,1 milliards de dollars au deuxième trimestre de 2026, en forte baisse par rapport au niveau enregistré au trimestre précédent (43,6 milliards de dollars). Les bénéfices réinvestis par des sociétés mères canadiennes dans leurs sociétés affiliées étrangères (+24,5 milliards de dollars) ont représenté la majeure partie de l'activité au deuxième trimestre. Parallèlement, les transactions de fusion et d'acquisition ont ralenti pour passer de 9,7 milliards de dollars au premier trimestre à 2,1 milliards de dollars au deuxième trimestre. À l'échelle des secteurs, la plupart des investissements directs à l'étranger ont été réalisés dans les secteurs du commerce et du transport (+5,6 milliards de dollars), de l'énergie et de l'exploitation minière (+5,3 milliards de dollars) et de la gestion de sociétés et d'entreprises (+3,2 milliards de dollars). Les pays autres que les États-Unis ont été à l'origine de près des trois quarts de l'activité.
Les investissements directs étrangers au Canada se sont établis à 25,9 milliards de dollars au deuxième trimestre, en hausse par rapport aux investissements de 18,8 milliards de dollars enregistrés au premier trimestre. Les bénéfices réinvestis dans les filiales canadiennes par leurs sociétés mères étrangères (+12,4 milliards de dollars) ont contribué le plus à l'activité au deuxième trimestre. Parallèlement, les activités de fusion et d'acquisition se sont chiffrées à 2,0 milliards de dollars, en baisse par rapport à 12,1 milliards de dollars au premier trimestre. À l'échelle des secteurs, plus de la moitié des investissements directs totaux ont été réalisés dans les secteurs de la fabrication (+7,0 milliards de dollars) et de la finance et des assurances (+6,6 milliards de dollars) au deuxième trimestre. La majorité des investissements directs étrangers au Canada provenaient des États-Unis, du Royaume-Uni et des Pays-Bas.
Note aux lecteurs
Définitions
La balance des paiements internationaux permet de retracer l'ensemble des transactions économiques entre les résidents du Canada et les non-résidents dans trois comptes, soit le compte courant, le compte capital ainsi que le compte financier.
Le compte courant porte sur les transactions liées aux biens, aux services, à la rémunération des employés, aux revenus découlant des placements et aux revenus secondaires (transferts courants).
Les données du compte courant qui figurent dans le présent communiqué sont désaisonnalisées. Pour obtenir des renseignements sur la désaisonnalisation, veuillez consulter la page Web Données désaisonnalisées : concepts et interprétation.
Le compte capital porte sur les transferts de capitaux et les transactions d'actifs non financiers non produits.
Le compte financier porte sur les transactions liées à des actifs et à des passifs financiers.
En principe, un prêt net (+) ou un emprunt net (-) provenant de la somme du compte courant et du compte capital correspond à un prêt net (+) ou à un emprunt net (-) provenant du compte financier. En pratique, cela est toutefois rarement le cas, car les données sont compilées à partir d'une multitude de sources, ce qui donne donc lieu à une erreur de mesure. La divergence (erreurs et omissions nettes) est l'entrée ou la sortie nette non observée.
L'investissement direct étranger est présenté selon le principe des actifs et des passifs (c'est-à-dire sur une base brute) dans le compte financier. L'investissement direct étranger peut aussi être présenté selon le principe directionnel (c'est-à-dire sur une base nette), tel qu'il est montré dans les tableaux supplémentaires sur l'investissement direct étranger, soit les tableaux 36-10-0025-01, 36-10-0026-01, 36-10-0473-01 et 36-10-0656-01. La différence entre les deux présentations conceptuelles des investissements directs étrangers repose sur la classification des investissements à rebours, tels que 1) les créances des sociétés affiliées canadiennes auprès des sociétés mères étrangères et 2) le passif des sociétés mères canadiennes auprès des sociétés affiliées étrangères. Au titre de la présentation des actifs et des passifs, 1 est classé comme un actif et est compris dans l'actif d'investissement direct, aussi appelé « investissement direct à l'étranger » dans le présent communiqué, et 2 est classé comme un passif et est compris dans le passif d'investissement direct, aussi appelé « investissement direct au Canada » dans le présent communiqué.
Pour obtenir plus de renseignements au sujet de la balance des paiements, veuillez consulter le « Chapitre 8. Comptes internationaux », du Guide de l'utilisateur : Système canadien des comptes macroéconomiques, lequel est accessible sur le site Web de Statistique Canada. Le chapitre présente également les plus récentes statistiques de la balance des paiements.
Tableau de données en temps réel
Le tableau de données en temps réel 36-10-0042-01 sera mis à jour le 8 septembre. Pour obtenir plus de renseignements, veuillez consulter la page Web Tableaux de données en temps réel.
Prochaine diffusion
Les données de la balance des paiements internationaux pour le troisième trimestre de 2026 seront diffusées le 27 novembre.
Produits
Le portail Statistiques sur le commerce international est accessible sur le site Web de Statistique Canada.
La version actualisée du Centre de statistiques sur le Canada et le monde (13-609-X) est accessible en ligne. Ce produit illustre la nature et l'étendue des relations économiques et financières du Canada avec le monde à l'aide de graphiques et de tableaux interactifs. Il permet d'accéder facilement à des renseignements sur le commerce, l'investissement, l'emploi et les voyages entre le Canada et un certain nombre de pays, dont les États-Unis, le Mexique, la Chine, le Japon, la Belgique, l'Italie, les Pays-Bas et l'Espagne.
Le Feuillet d'information par pays sur le commerce et les investissements internationaux du Canada (71-607-X) est aussi accessible.
Le Guide méthodologique : Système canadien des comptes macroéconomiques (13-607-X) est accessible.
Le Guide de l'utilisateur : Système canadien des comptes macroéconomiques (13-606-G) est également accessible.
Coordonnées des personnes-ressources
Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (infostats@statcan.gc.ca), ou communiquez avec les Relations avec les médias (statcan.mediahotline-ligneinfomedias.statcan@statcan.gc.ca).
- Date de modification :
